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Partir ou rester : that is the question

9 janvier 2018 16:08
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Partir ou rester : that is the question

« Au lieu de mettre en place une politique illusoire de retour des cadres algériens expatriés, il vaudrait mieux construire une politique de non départ pour ceux qui ont choisi de rester dans le pays ». C’est spontanément, au cours d’un dîner, qu’un ami m’a fait cette réflexion suite au récent mouvement de grève des médecins, pharmaciens et dentistes résidents. Mouvement violemment et injustement réprimé par la police.

On peut toujours discuter point par point sur les revendications des grévistes relatives au service civil qui leur est imposé et les conditions de son application. Certains ont vite fait le raccourci en réduisant ces revendications à une réclamation de suppression pure et simple de ce service civil. En fait, en parcourant les communiqués de la corporation, les revendications légitimes des médecins et résidents sont multiples et touchent principalement aux conditions de travail dans les hôpitaux où ils sont affectés, plus qu’à la suppression du service civil. Nombre de ces médecins sont affectés dans des hôpitaux de l’intérieur du pays, en particulier sur les hauts-Plateaux et le grand Sud,où les conditions d’exercice, aussi bien sur le plan social que technique sont catastrophiques : absence de logement, absence d’équipements de médecine, manque de considération, insécurité, criminalisation de l’acte médical, etc.

La violente répression qui s’est abattue sur les grévistes est une réponse d’un État aux abois. Le ras le bol de la profession ne concerne pas que la réforme du service civil. Et le problème ne date pas d’aujourd’hui ! Nombre de médecins algériens ont choisi de s’expatrier dans des pays étrangers pour pouvoir exercer dans des conditions décentes leur profession et surtout se perfectionner.

Le constat dressé par Conseil national de l’ordre des médecins français (CNOM) en octobre 2017 est sans appel : au 1er janvier 2017, la France comptait 26 805 médecins titulaires d’un diplôme obtenu à l’étranger, parmi lesquels 22 619 exerçaient de façon régulière, soit 11,8 % du total des médecins en activité régulière, en hausse de 7,8 points par rapport à 2007. Selon le CNOM, et pour cette même période, l’effectif des algériens ayant obtenu leur diplôme en Algérie serait proche des 4 812 médecins exerçant leur activité en France, et aurait enregistré une augmentation de 56 % en dix ans. ! Effarant quand on connaît l’extraordinaire parcours du combattant de ces médecins pour se voir reconnaître leur diplôme et pouvoir exercer leur activité en France. La majorité de ces médecins est affectée dans les « déserts médicaux » comme salariés avec une rémunération souvent moindre que leurs collègues français alors que leurs compétences sont reconnues.

Source: lequotidienalgerie.org

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Commentaires - 1
dalila

9 janvier 2018 16:09

9 janvier 2018 at 17 h 37 min -