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"On demande le départ des prostituées"

16 juillet 2017 14:03
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"On demande le départ des prostituées"

Sur un grand morceau de bois, les citoyens ont exprimé leur doléance : "la population veut le départ des prostituées". Nous nous sommes rapprochés pour prendre une photo des lieux, un manifestant intervient pour nous empêcher. "Je suis de la presse et je souhaite interroger les concernés. Une jeune appelle son ami lui disant que l’équipe d'un quotidien arabophone est présente. Celui-ci réagit et nous invite à partir. "Non j’assure la couverture pour le matin", lui avais-je expliqué. "Montrez nous vos papiers monsieur", peste-t-il avec agacement. En somme, les protestataires étaient gênés par la présence d’un journaliste probablement d'un quotidien arabophone peu apprécié par ici. L’un d’eux s’est emporté : "Je n’ai pas peur du pouvoir, ni d’el Hamel ou de Bouteflika lui-même. Montrez-moi vos papiers et je vois offre une interview à la Une si vous désirez. Après, une petite discussion, quelques jeunes concèdent à répondre à nos questions.

"Basta ! Nous aurions aimé en réalité ne pas avoir de banderoles ni d'organiser cette manifestation. Nous demandons le départ immédiat de ses femmes de mœurs qui ont envahi notre ville en ce début d’été. Nous ne pouvons plus sortir en famille respirer de l’air ou d’aller à la plage ! C’est trop exagéré. Elles sont partout", s'emporte un protestataire. Le trafic routier est quasiment bloqué, avons-nous constaté. De Tichy jusqu’à Melbou ou jusqu’à Darguina, plus de 200 camions semi-remorques transportant de la marchandise sont bloqués. Les habitués du trajet ont dû faire un parcours d’un à deux kilomètres à pied pour pouvoir prendre un bus.

Une situation qui dégénère. Les propriétaires ne veulent pas négocier. "Nous avons déjà négocié. Nous avons été reçus par les responsables qui ont promis de régler le problème. Nous avons pris notre mal en patience. Aujourd’hui, la situation est devenue plus compliquée qu’avant", s’exclame un autre protestataire.

"Nous exigeons cette fois-ci que la réponse soit écrite sur un papier qui doit être transmise en mains propres. Autrement si aucune décision n'est prise, nous prendrons nos responsabilité seuls", menace un des jeunes protestataires. La route est restée fermée à l’heure ou nous rédigeons ce papier. Les protestataires ne comptent pas partir. "Nous sommes capables d'installer des tentes ici jusqu’à ce que ces femmes quittent la ville."

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Source: lematindz.net

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