Le Nigeria en appelle à l'Opep | Courrier international

24 février 2015 12:01

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L'unité de façade de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole commence à se fissurer sous le choc de la chute des cours. "Tous les pays de l'Opep, à l'exception peut-être du bloc des pays arabes, se sentent très mal à l'aise", déclare ainsi Diezani Alison-Madueke, la ministre des Ressources pétrolières du Nigeria, dans une interview au Financial Times.

"Si le prix du pétrole continue de baisser, il est hautement probable que je devrai convoquer une réunion extraordinaire de l'Opep dans les six semaines", poursuit celle qui assure, pour un an, la présidence tournante du cartel. Mais pour organiser une telle rencontre, elle devra obtenir l'accord des 12 membres de l'organisation, ce qui est loin d'être gagné, souligne le quotidien britannique. Le prochain sommet ordinaire est prévu en juin.

Malgré la dégringolade des cours, l'Opep a décidé, il y a trois mois, de maintenir son niveau de production afin de maintenir ses parts de marché. Cette stratégie, quasiment imposée par l'Arabie saoudite, vise à évincer les pays dont les coûts de production sont élevés, notamment les Etats-Unis. Mais elle est aussi très douloureuse pour certains membres du cartel, dont le Venezuela et le Nigeria. Dans ce pays, 80 % des recettes de l'Etat proviennent du pétrole.

Après avoir atteint 115 dollars le baril en juin 2014, le cours du Brent à Londres s'est effondré à 45 dollars le mois dernier – du jamais vu depuis six ans. Ces derniers jours, il tourne autour de 60 dollars.

Source: courrierinternational.com

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