La migration sub-saharienne poussée par le manque du développement des énergies (Jean-Louis Borloo)

23 novembre 2015 08:34

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ALGER- Le grand "phénomène migratoire" essentiellement issu de la région sub-saharienne "est le résultat du manque de développement des énergies dans le continent africain", a estimé dimanche à Alger, le président de la fondation "Energies pour l'Afrique" et ancien ministre français, Jean-Louis Borloo.

L'énergie est un droit "fondamental" et n'est autre que l'outil d'accès aux autres droits fondamentaux, a souligné M. Borloo, lors d'une conférence au siège du Ministère des Affaires étrangères.

"Aujourd'hui au 21e siècle, l'énergie est le droit fondamental car c'est elle qui permet l'accès aux autres droits. L'électricité donne l'accès à l'eau, à la santé, à l'éducation, à l'emploi industriel, à l'industrie agro-alimentaire", a déclaré le conférencier.

De ce fait, la migration sub-saharienne consiste la "grande angoisse de l'Europe", car "elle n'est pas l'objet d'une guerre mais un mouvement de fonds d'un continent", a-t-il constaté, soulignant que "le développement des énergies garantit la stabilisation des peuples en quête de confort qui ne veulent pas être déracinés".

L'ancien ministre de l’Ecologie, de ‘lEnergie, du Développement durable, a fait remarqué, que le projet "Energies pour l'Afrique" est un plan de paix et humain.

"Ce n'est pas seulement un sujet d'énergie, c'est un sujet politique, humain, un sujet de paix et un projet partagé", a indiqué M. Barloo devant la communauté diplomatique et des hauts fonctionnaires algériens.

Toutefois, le président de la fondation "Energies pour l’Afrique" s'est réjouit de l'évolution de la perception des pays africains, depuis 2008 à aujourd'hui.

"L’'inquiétude des Etats africains a radicalement changé. En 2008 l'énergie était un sujet parmi d'autres aujourd'hui c'est la priorité absolue".

Dans ce sens, il a considéré que la stratégie adoptée, il y a plus de 25 ans, par l'Algérie baptisée"l'eau pour tous, l'électricité pour tous et l'assainissement pour tous" est une base fondamentale pour la stabilisation de la population, ajoutant qu'"en l'absence de ces trois composantes c'est le déracinement".

En prélude de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) prévue du 30 novembre au 11 décembre à Paris, il y a un programme d'énergies renouvelables sur toute l'Afrique et "l'Algérie est le modèle en terme de développement des droits fondamentaux, et le leadership en Afrique" par éxcellence a estimé, pour sa part, Mme Yamina Benguigui, vice présidente de la Fondation, qui a co-animé la conférence.

Elle affirmé que sur la base dun constat sur l’électrification en Afrique, la fondation estime que l'Algérie est la plus électrifiée dans toute l'Afrique avec 99% de taux d'électrification, "un chiffre qui n'existe dans aucun autre Etat africain".

L'Algérie a été l'un des pays défenseurs de l'idée de développement des énergies dans les pays africains au service du développement de l'énergie durable en Afrique (NEPAD).

A l'occasion de cette conférence, la fondation a présenté son projet qui consiste à réaliser un raccordement à l'électricité de quelque 600 millions d'Africains d'ici à 2025.

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Source: aps.dz

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