Deux humanitaires otages en Syrie libérées : polémique sur la rançon | Courrier international

16 janvier 2015 13:45

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Deux humanitaires otages en Syrie libérées : polémique sur la rançon  | Courrier international

L'avion en provenance de Turquie a atterri en pleine nuit, à 4 heures du matin, à l'aéroport militaire de Ciampino, près de Rome. Dans la nuit du jeudi 15 au 16 janvier, "Vanessa Marzullo, 21 ans, et Greta Ramelli, 20 ans, ont été libérées", annonce Il Fatto Quotidiano. Originaires de Lombardie, les deux femmes étaient parties en Syrie pour participer à un projet humanitaire. Elles avaient été enlevées le 31 juillet dernier à Alep.

Les dernières nouvelles d'elles dataient du 31 décembre dernier, jour où une vidéo de vingt-trois secondes avait été diffusée sur YouTube, intitulée : "Le Front Al-Nosra détient deux Italiennes en raison de la participation de leur gouvernement à la coalition". Le Front Al-Nosra est un groupe djihadiste de rebelles armés affilié à Al-Qaida qui s'est formé dans le contexte de la guerre civile syrienne. Dans la vidéo, les deux femmes apparaissaient voilées. L'une d'elles portait un écriteau avec la date du 17 décembre 2014 et l'autre lisait le message suivant : "Nous supplions notre gouvernement et ses médiateurs de nous ramener à la maison avant Noël. Nous sommes en grand danger et nous pourrions être assassinées."

Peu de temps après l'annonce de leur libération, la chaîne de télévision Al-Aan, basée à Dubaï, révélait dans un tweet que l'Etat italien avait déboursé 12 millions de dollars (10 millions d'euros) pour faire libérer les deux jeunes femmes. Avant même que ce chiffre soit confirmé et tandis que le gouvernement italien se refusait à tout commentaire sur le sujet, la polémique avait commencé.

"Si vraiment le gouvernement avait payé 12 millions de dollars, ce serait dégoûtant", a réagi Matteo Salvini, secrétaire de la Ligue du Nord, en écho à d'autres critiques, notamment dans les rangs de Forza Italia. "Le chiffre de 12 millions de dollars donné par les rebelles semble exagéré mais une rançon a certainement été payée, peut-être la moitié de la somme", croit savoir le Corriere della Sera, qui estime que les ravisseurs ont probablement fait monter les enchères après les attentats de Paris.

Source: courrierinternational.com

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