Facebook clarifie sa politique sur ce qu'il est convenable de poster

16 mars 2015 18:00

25 0

Facebook clarifie sa politique sur ce qu'il est convenable de poster

Avant Facebook, il y a eu Facemash. Alors en seconde année à Harvard, Mark Zuckerberg et trois camarades de classe lancent facemash.com. Un jeu de "hot or not" qui met côte à côte deux photos d'étudiants du campus et propose aux utilisateurs de choisir qui est le "plus hot". Pour obtenir ces photos, Zuckerberg a hacké le trombinoscope d'Harvard. L'université fera d'ailleurs fermer son site pour des questions légales. "Est-ce nous sommes arrivés là pour notre apparence physique? Non. Est-ce que nous serons jugé dessus? Oui", pouvait-on lire sur le site. "Qui est le plus hot? Cliquez pour choisir".

Malgré les risques qu'il a pris avec Facemash, Mark Zuckerberg met en ligne "The Facebook", un nouveau dérivé du trombinoscope de l'université (d'ailleurs "the facebook" veut dire "le trombinoscope"). En 24 heures, le site compte déjà 1200 abonnés. Un mois plus tard, la moitié des étudiants de l'université possèdent un profil sur le réseau.

A ces débuts, The Facebook est un simple annuaire virtuel. Chaque utilisateur peut y afficher son nom, ses coordonnées, ses cours, une photo, ce qu'il recherche (des amis ou une relation?), s'il est célibataire ou pas, ses centres d'intérêts... Dès le mois de mars, le site s'étend aux campus de Stanford, Columbia, Yale... La conquête des campus se poursuit à une vitesse folle et le réseau social s'installe à Palo Alto dès le mois de juin. En 2005, le "the" disparaît et l'équipe achète un nouveau nom de domaine pour 200.000 dollars : facebook.com.

En août 2005, Facebook laisse tomber son "the" et revendique déjà 5,5 millions d’utilisateurs en fin d’année. Progressivement, le profil des utilisateurs s'enrichit. Les photos prennent plus d'ampleur et chaque compte peut en afficher d'avantage. En septembre, le "mur" (le "wall") apparaît sur les profils des utilisateurs.

2005, c'est aussi l'apparition du "poke", une option bien mystérieuse. Facebook lance une petite icone, peu esthétique, montrant un doigt tendu ou plutôt deux doigts en train de pincer. Pour quoi faire? Bonne question. Le poke ne veut rien dire et n'a jamais voulu rien dire. En anglais, "poke" peut vouloir dire "coucou" comme "coucher". Et Facebook laisse les utilisateurs s'amuser de cette ambiguïté et faire ce qu'ils veulent du poke. "On pensait que ça serait marrant de créer une appli qui n'aurait pas de vraie finalité et de voir ce qui se passerait. Alors débrouillez-vous, vous n'aurez pas d'explication de notre part", a d'ailleurs esquivé Zuckerberg. Mais on ne va pas se mentir, le poke devient très vite une option pour flirter, un préliminaire virtuel.

A la rentrée 2006, Facebook crée le "news feed". Au-delà des profils des uns et des autres, le réseau social se dote d'un flux qui met en avant ce qu'il se passe dans notre sphère sociale, tout au long de la journée. C'est aussi en septembre 2006 que Facebook s'ouvre à tous. Plus besoin d'être étudiant.

Alors ce nouveau fil d'actualité? Figurez-vous que les utilisateurs ont détesté! Ces derniers ont immédiatement dénoncé le manque de confidentialité du news feed. Mark Zuckerberg déclare même que Facebook "a foiré sur ce coup-là" car le nouveau flux manque cruellement d'outils pour choisir ce qui y apparaît et ce qui n'y apparaît pas. Facebook est contrait de le revoir quelques jours plus tard.

Fin 2007, Facebook donne la parole à ses utilisateurs avec un outil leur permettant de dire s'ils aiment voir un contenu sur leur fil d'actualité ou pas. Le fil d'actualité s'orne d'un "pouce en l'air" et d'une croix "x" à côté des publications. Facebook explique que cela va permettre à ses équipes de faire évoluer le news feed.

"Hola", "guten tag", "bonjour". Facebook lance ses premières versions en langue étrangère avec un site en espagnol, en allemand et en français. La conquête du monde débute vraiment et Facebook s'évertue à trouver des équivalents à ses fonctions dans toutes les langues. Comment dit-on "poke" alors? "Dar un toque" en espagnol, "anstupsen" en allemand et "envoyer un poke" en français.

Facebook permet à ses membres de dire s'ils veulent voir plus ou moins un type de contenu sur leur fil d'actualité. Ils peuvent choisir leurs préférences pour chaque ami.

Vous avez l'impression que le pouce en l'air de Facebook a toujours été là? Eh bien non, le "like" n'est arrivé qu'en février 2009 en bas des statuts, commentaires, photos, liens... Une façon pour les utilisateurs d'approuver sans avoir besoin de commenter! Que se passe-t-il à l'époque quand on clique sur le pouce? Le contenu apparaît systématiquement dans le fil d'actualité des amis. Pour les pages Facebook, on vous propose encore de "devenir fan" durant quelques mois. Le "like" pour s'abonner n'arrive qu'en 2010. Il va permettre aux utilisateurs de voir combien de personnes suivent leur page. C'est à ce moment là que Facebook propose aux sites d'intégrer son "like" chez eux pour que les internautes partagent leurs liens.

Alors que Twitter prend de l'ampleur, Facebook se préoccupe du temps réel. Le fil d'actualité se met désormais à jour chronologiquement et la page d'accueil est redessinée.

Facebook décide de montrer... ce que vous aimez! Grâce à un algorithme, le fil d'actualité propose les contenus les plus populaires et "engageants" depuis la dernière connexion de l'utilisateur. La chronologie pure et simple disparaît.

En août 2010 Facebook lance son "Foursquare killer", une fonction sur mobile qui permet aux utilisateurs de dire où ils se trouvent. Son nom: Facebook Places. Mais en 2011, Facebook laisse tomber Places et généralise la géolocalisation. Désormais, les utilisateurs peuvent associer un statut, une photo, un message...

Facebook lance une option permettant de voir les contenus de tous vos amis et des pages auxquelles vous êtes abonnés... ou seulement celles de vos amis proches et des pages avec lesquelles vous interagissez le plus. Source: Inside Facebook.

Source: huffpostmaghreb.com

Pour la page de catégorie

Loading...