Conflit syrien: Ban Ki-moon dénonce le statu quo, appelle le Conseil de sécurité à agir

30 juillet 2015 08:18

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NEW YORK (Nations Unies) - Après plus de quatre ans de massacres, le conflit en Syrie est un symbole honteux des divisions et de l'échec de la communauté internationale, a déclaré mercredi le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a jugé le statu quo inacceptable.

"Je suis profondément déçu par le fait que les résolutions du Conseil sur la Syrie n'aient pas été mises en œuvre, aussi bien celles pour mettre fin à la violence, que celles pour réduire le désastre humanitaire ou celles pour lutter contre le terrorisme et les combattants étrangers", a déploré M. Ban dans un discours devant les membres du Conseil lors d'une réunion consacrée à la situation en Syrie.

"Le statu quo en Syrie est inacceptable. Certains suggèrent d'attendre pour mettre fin à ce cauchemar que l'environnement international et régional soit plus propice. Ce serait à la fois immoral et irresponsable", a ajouté le chef de l'ONU. "Nous ne devons pas condamner les Syriens à davantage de désespoir. Nous ne devons pas condamner la région à des troubles sans fin".

Le Secrétaire général a demandé au Conseil de sécurité d'approuver les recommandations de l'Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui a mené depuis début mai une série de consultations informelles avec les parties prenantes au conflit syrien pour tenter de trouver un début de solution à ce conflit.

M. Mistura, qui participait également à la réunion du Conseil, a ensuite fait le point sur ces consultations et a présenté ses recommandations aux 15 membres.

Ban Ki-moon a également demandé au Conseil de sécurité de travailler avec les parties prenantes syriennes pour les convaincre de participer constructivement au processus proposé.

Il a aussi estimé qu'il fallait s'assurer que ces négociations préparatoires "ne soient pas cyniquement exploitées pour continuer à tuer".

Le chef de l'ONU a encouragé la communauté internationale à s'appuyer sur la dynamique politique générée par l'accord nucléaire entre l'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) et de l'Union européenne.

L'unité qui a permis cet accord peut aider à s'orienter vers un règlement du conflit en Syrie", a-t-il plaidé.

Source: aps.dz

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