Cameron veut l'aide de Facebook et Twitter pour lutter contre le terrorisme | Courrier international

15 janvier 2015 16:06

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Cameron veut l'aide de Facebook et Twitter pour lutter contre le terrorisme | Courrier international

En visite à Washington le 15 janvier, "le Premier ministre britannique incitera Barack Obama à mettre la pression aux géants d'Internet, notamment Twitter et Facebook, pour qu'ils coopèrent davantage avec les agences britanniques du renseignement afin de connaître les activités en ligne d’islamistes extrémistes", note The Guardian.

Le journal britannique précise que David Cameron, premier chef d’Etat à rendre visite au président américain depuis les attentats à Paris, "souhaite que les géants du web sauvegardent puis transmettent aux agences du renseignement des données et des contenus dont celles-ci ont besoin".

La pression sur les réseaux sociaux s’inscrit dans la tentative du Premier ministre d'empêcher les terroristes de disposer d'"espaces [numériques] où ils peuvent être en sécurité" pour communiquer. Le 12 janvier, Cameron a dit qu'il souhaitait aussi accorder aux services du renseignement l'accès aux communications cryptées de personnes soupçonnées de terrorisme afin d’éviter des attentats comme celui qui a frappé Paris.

Son projet est perçu comme une réponse à l’avertissement du directeur du MI6 [les services secrets britanniques], Andrew Parker. Comme le note le Financial Times, ce dernier a souligné que des organisations terroristes comme l’Etat islamique [(EI) ou Daech] sont en train de préparer des attentats au Royaume-Uni et que, "au cours des derniers mois, trois attentats ont été déjoués" dans le pays.

S'il est réélu, Cameron pourrait aller jusqu’à bloquer des messageries numériques comme WhatsApp, Snapchat, iMessage et FaceTime, explique The Independent. Ces services continuent de "crypter leurs communications, ce qui rend leur lecture impossible aux autorités", note le journal.

Si le but est, comme l’a dit Cameron, de "veiller à notre sécurité", ses projets ne sont pas au goût de tous. The Independent rappelle que "des groupes qui défendent le respect des données privées dénoncent les tentatives de le limiter. Quand le gouvernement a annoncé ses projets pour lutter contre le dark net [une partie d'Internet non accessible par les moteurs de recherche classiques], ces groupes ont rappelé que [le dark net] est aussi un moyen pour des habitants de pays opprimés ou pour des victimes de crimes de se protéger."

The Spectator dénonce "l'obsession de Cameron de collecter toujours plus de données". L’hebdomadaire argumente que "la tendance va vers plus d’attentats perpétrés par des 'loups solitaires'. On ne sait pas encore bien comment lutter contre cela, mais une chose est sûre : ce ne sera pas en intensifiant la surveillance des communications [qu'on y parviendra], les loups solitaires n’ont pas un grand besoin de communiquer sur leurs projets."

Source: courrierinternational.com

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