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"Les entrelacs de l'imaginaire": L'exposition du peintre tunisien Jamel Mahdaoui, entre réalités et rêveries

13 février 2018 05:53
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"Les entrelacs de l'imaginaire": L'exposition du peintre tunisien Jamel Mahdaoui, entre réalités et rêveries

"Les Entrelacs de l'Imaginaire", est le fruit d'un travail de deux ans de l'artiste peintre tunisien Jamel Chaouki Mahdaoui, qui se poursuivra jusqu'au 1er Mars à l'espace Espace Sophonisbe carthage.

Le HuffPost Tunisie était présent lors du vernissage, et a rencontré le peintre, qui a bien voulu partager sa vision sur la situation de l'Art en Tunisie, mais aussi d'exposer les spectres derrière ses nouvelles oeuvres.

Après un long silence, une période "de farniente", comme il l'a décrit, Jamel Mahdaoui a sorti son attirail "pour dire socialement et artistiquement que je suis toujours là, qu'il n'y a aucune raison d'abandonner son destin à l'inconnu ou à l'aventure sans issue".

À 60 ans, le peintre a profité de toutes ses expériences, de son vécu, pour présenter aujourd'hui "au grand public, une oeuvre bien réfléchie, fondée sur des critères techniques très honnêtes et très sérieux".

"J'ai passé d'ailleurs une première partie de ma vie à apprendre à peindre, et là j'ai presque 60 ans, j'ai mis ma maturité artistique et plastique au service de ma démarche artistique".

Un jeu de nuances dans les couleurs qui jaillissent des différentes matières, qui elles-mêmes se marient aux différentes formes, tantôt abstraites, tantôt figuratives.

Un style psychédélique ressort des expériences oniriques mêmes de l'artiste, de ses rêveries, de sa "propre mémoire de Carthaginois averti", dit-il.

L'exposition s'apparente à un voyage à travers l'Histoire de la Tunisie. Les allusions à la mythologie greco-romaine, à la Tunisie Berbère, à travers La Kahena, à Carthage à travers Astarté (Tanit).

"Il y a aussi une dimension où je fais de la philosophie sociale, c'est à dire que je m'inspire du réel pour essayer de transgresser ce réel en élaborant des oeuvres ressemblants plus à des rêveries qu'à la réalité tristounette", explique-t-il.

Technique mixte, il alterne entre l'acrylique et la peinture à l'huile, "selon les besoins", souligne-t-il, "et les deux se complètent parfaitement".

"J'ai tenu à ne porter au regard du public et à l'intelligence de son regard que des oeuvres dont je suis convaincu",

Pour parler des peintres tunisiens qui l'inspirent, Jamel Mahdaoui évoque Hatem el Mekki "l'empereur des arts plastiques", selon lui. Nejib Belkhodja qu'il adorait spécialement, dit-il et Ammar Farhat, "un savetier du métier", souligne-t-il, "mais dans la plupart des cas, j'ai trouvé que, toutes ses peintures d'époque était lisses", continue-t-il. Ce n'est pas le cas de Mahdaoui, qui lui, va à contre courant, et ose.

Source: huffpostmaghreb.com

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