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Le déficit commercial s'est établi à un niveau inquiétant, de 13 210,6 MD, fin octobre 2017

11 novembre 2017 08:45
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Le déficit commercial s'est établi à un niveau inquiétant, de 13 210,6 MD, fin octobre 2017

Le déficit commercial s’est établi à un niveau inquiétant de 13 210,6 Millions de Dinars (MD), à fin octobre 2017, contre 10 781,2 MD durant la même période en 2016.

Le solde déficitaire de la balance commerciale résulte du déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-3 638,2 MD), l’Italie (1 739,7MD), la Turquie (-1 496,8MD), la Russie (-1 004,0 MD) et l’Algérie (-624,4 MD).

Le taux de couverture a encore, baissé par rapport à la même période de l’année écoulée, à 67,7 % en 2017, contre 68,4 % en 2016. En valeur les importations ont progressé de 19,6%, à 40 850,8 MD contre 34 168,2 MD, en 2016. Ainsi, le rythme de croissance des importations a été trés important, alors qu'il n'avait pas dépassé 3,8 %, durant la même période de l’année 2016.

D'après une "Analyse des échanges commerciaux de la Tunisie, durant les 9 premiers mois 2017", publiée par la BCT, le déficit commercial qui a continué à se détériorer au cours de cette période, s’explique par "l’amplification continue du niveau des importations de tous les groupes de produits alors que celui des exportations demeure toujours insuffisant pour redresser l’équilibre".

L’augmentation soutenue des importations est due essentiellement, à une hausse de 44,7% des importations du secteur de l’énergie, sous l’effet de la progression de nos achats en pétrole brut (787,2 MD contre 481,8 MD) et des produits raffinés (2912,1 MD contre 1775,8 MD). De même, les achats du secteur des produits agricoles et alimentaires de base ont cru de 20,4%, du fait de l’accroissement de nos importations de blé tendre (463,8 MD, contre 395,3 MD), des matières premières et demi produits (+21,9%) , des biens d’équipement (+ 9,2%) et des mines, phosphates et dérivés (+16,3%).

Par ailleurs, les importations de biens de consommation autres qu’alimentaires demeurent en hausse de 20,1%, suite à la progression de 3,9% de nos achats de voitures de tourisme (1 399 MD contre 1 346,4 MD), ainsi qu’une croissance de 16,5% des huiles essentielles et parfumerie (299,3 MD contre 257 MD) et de 15,6% des ouvrages en plastique (1 243,6 MD contre 1 076,2 MD). Les importations hors énergie ont augmenté de 16,7%.

Les exportations du secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 7,1%, suite à la diminution de nos exportations en acide phosphorique (357,9 MD contre 454,0 MD).

La répartition des échanges par régime montre une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime off shore, marquant une hausse de 17,8%, contre 13,5% durant la même période en 2016. Néanmoins, la croissance des importations sous ce régime, a été trés forte (+18,4%, contre une hausse de 12,7%, en 2016).

Sous le régime général, les importations ont enregistré un bond de 20,1% contre une stagnation (- 0,04%) durant la même période en 2016. La progression des exportations a été de 19,3 %, contre une baisse de 19,9% durant la même période en 2016.

Les exportations tunisiennes vers l’Union Européenne (74,4% du total des exportations) ont augmenté de 20,7%. Cette évolution est expliquée principalement, par l'accroissement de nos exportations vers l’Italie (25,1%) , l’Allemagne ( 25,8%) et la Belgique (9,9%) .

D’autre part, nos ventes sont en diminution vers d’autres pays notamment avec l’Autriche (-11,7%) et la Bulgarie (-0,4%).

Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union Européenne (53,4% du total des importations) ont enregistré une hausse de 20,4 % pour s’établir à 21 804,0 MD. Les importations ont augmenté de 14,7 % avec la France et de 26,5 % avec l’Italie.

Selon la BCT, "la maitrise du déficit commercial demeure tributaire dans une large mesure de la promotion des exportations à travers notamment la diversification des biens exportés, l’amélioration de la Compétitivité ainsi que la conquête de nouveaux marchés extérieurs notamment ceux de l'Afrique Subsaharienne et les pays du Golfe. Parallèlement, des actions devront être multipliées pour encourager la consommation des produits fabriqués localement".

Source: huffpostmaghreb.com

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